Closerie des Lilas



Durant les années 1860, La Closerie des Lilas est un petit débit de boisson, propriété de monsieur Cabley, disposant d’un bar au rez-de-chaussée, avec son jardin et ses lilas, et d’une « salle à boire » au premier étage. En 1884, on aménage une cuisine au sous-sol et une salle à manger à l’étage disposant de deux tables de billard. Dès 1863, La Closerie est fréquentée par Claude Monet, Frédéric Bazille, Auguste Renoir et Alfred Sisley qui sont alors élèves de Charles Gleyre aux Beaux-Arts. 


Henri d’Alméras, dans son texte intitulé De la Closerie des Lilas à la Grande Chaumière (1901), évoque brièvement les lieux : « intime et familier, avec son ornementation très simple – table de chêne, murs sans dorures – et sa terrasse ombreuse, prolongée jusqu’à la statue du maréchal Ney, un café vieux de près d’un demi-siècle et qui eut son heure de gloire : le café de la Closerie des Lilas. On est en train de le démolir pour le réinstaller dans une maison neuve de six étages ».


Au début du XX e  siècle, le poète et dramaturge Paul Fort occupe les lieux et organise des lectures de poésie, entouré de poètes, d’écrivains, de musiciens, d’artistes qui festoient avec passion. À partir de 1905, Picasso fréquente les lieux et converse avec Max Jacob. Le Tout-Paris littéraire fréquente alors la Closerie des Lilas.


(source : les ateliers de Montparnasse)