Visite du quartier de la Nouvelle Athènes
Certains d'entre eux habitaient le quartier. Les comédiennes de la rue de la Tour-des-Dames. Au début du XIXe siècle, plusieurs grands comédiens et comédiennes s’y font construire de magnifiques hôtels particuliers, chacun cherchant visiblement à rivaliser avec ses voisins !
Au numéro 1 se trouve l’ancien hôtel de Mademoiselle Mars.Elle était célèbre comme comédienne du Théâtre Français. Sa façade néoclassique était alors considérée comme l’une des plus belles de la Nouvelle Athènes. Il fut construit en 1746 et appartint, entre autres à François Mahé de Bourdonnais, gouverneur aux Indes, au navigateur Louis-Antoine de Bongainville, au maréchal d'Empire Gouvion Saint-Cyr. Mademoiselle Mars l'acheta en 1824 et le fit modifier par Visconti. Elle l'a occupé jusqu'en 1838. En 1840, l'hôtel fut racheté par le conte de Wagram.
Au numéro 3 vivait sa grande rivale, la tragédienne Mademoiselle Duchesnois. Elle fit construire en 1822 cet hôtel par Constantin . Elle fit de cet demeure le rendez-vous des gens de lettres dont Victor Hugo. Sa rivale de la Comédie-Française l'a obligé de quitter le théâtre en 1833. À ce moment là, elle a vendu son hôtel particulier.
L’église de la Trinité
Achevée en 1867 : elle mesure 90 m de long, 34 m de large, 30 m de hauteur et son clocher qui culmine à 65 m de hauteur. Les obsèques de Gioachino Rossini, d’Hector Berlioz et de Georges Bizet y furent célébrées.
Le square d’Orléans
Une résidence privée organisée autour d’une cour et d’une fontaine centrale. Son architecture s’inspire des squares londoniens. George Sand et Frédéric Chopin y ont vécu, tout comme Alexandre Dumas. Ce dernier y aurait organisé une immense fête réunissant plusieurs centaines d’invités.
Juste en face, l’ancien hôtel de la Païva , avec son abondante décoration néo-Renaissance. La célèbre courtisane Esther Lachmann, devenue marquise de Païva.
Le monument consacré à Paul Gavarni. Ce dessinateur et caricaturiste s’est notamment fait connaître pour ses représentations des « lorettes », ces jeunes femmes élégantes entretenues par de riches admirateurs et très présentes dans le quartier au XIXe siècle.
L’église Notre-Dame-de-Lorette
Construite entre 1823 et 1836 par l’architecte Hippolyte Lebas, elle correspond parfaitement au style donné à la Nouvelle Athènes : une façade inspirée des temples grecs et un intérieur rappelant les grandes basiliques italiennes.
La place Gabriel-Kaspereit et l’avenue Frochot
Place Gabriel-Kaspereit.et sa grande verrière Art déco inspirée des estampes japonaises entre autre la vaguer Hosakaï. L’hôtel particulier construit ici en 1837 fut transformé en cabaret dans les années 1920 sous le nom de Shangaï, avec un décor mélangeant assez librement inspirations chinoises et japonaises.
Juste à côté se trouve l’entrée de l’avenue Frochot, l’une des voies privées les plus mystérieuses du quartier. Alexandre Dumas, Victor Hugo, Toulouse-Lautrec, Edgar Degas, Django Reinhardt ou encore Jean Renoir ont vécu dans cette allée bordée de maisons et de jardins.
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