Lee Miller



L'âge de la lumière 
de Whitney Scharer 
édition de l'Observatoire

J'ai découvert Lee Miller grâce à ce roman : 

En 1929,  Lee Miller, une jeune américaine, débarque à Paris.
Mannequin, belle comme le jour, elle rêve pourtant de passer derrière l’objectif, animée d’une seule passion, d’une unique obsession : la photographie. Lee attire l’attention de Man Ray, illustre photographe gravitant dans le Montparnasse surréaliste de Dalí et sa bande d’extravagants artistes. Mais pour Man Ray, Lee demeure la muse par excellence. Entêtée, la jeune femme réussit le convaincre de lui donner sa chance. Elle deviendra l’assistante, l’élève, puis l’amante du grand photographe. 

Dans l’intimité de la chambre noire, leur art et, très vite, leurs corps se lient et s’unissent. Mais alors que Lee se révèle une artiste hors pair, Man, jaloux maladif et génie égocentrique, ne peut bientôt plus supporter l’ascension de celle à qui il a tout appris. 
Des cabarets du Paris bohème aux champs de bataille d’une Europe déchirée par la Seconde Guerre mondiale, de la découverte de techniques de photographie révolutionnaires à l’immortalisation de la libération des camps de concentration, Lee Miller s’impose comme une artiste absolue, une femme hors du commun. Un roman passionnant, j'en garde un merveilleux souvenir de lecture lu durant l'année 2020. 



Puis, au printemps 2026, Lee Miller au Musée d'Art Moderne de Paris

D'emblée, le chiffre s'impose : 248 photographies. Dont 173 d'époque – des pièces rares, des tirages pour la plupart réalisés par Lee Miller elle-même... La photographe ne se contentait pas d'appuyer sur le déclencheur. Elle développait, tirait, et maîtrisait chaque étape. La profusion de la période parisienne est impressionnante. Car Lee Miller aimait Paris où elle débarque pour la première fois en 1925, qu'elle décrit comme "chez elle". "Les premières années de la trajectoire de Lee Miller pointent Paris comme un lieu d'émancipation, de réalisation d'elle-même", dit Fanny Schulmann. "Un lien qu'elle gardera avec cette ville un peu toute sa vie."

C’est dans le New York des années 1920 que Lee Miller débute sa carrière de mannequin en posant pour de nombreux magazines de mode. Installée à Paris, elle tisse des liens étroits avec les surréalistes, collabore avec le photographe Man Ray et joue dans Le sang d’un poète de Jean Cocteau.

Lee Miller passe de l’autre côté de l’objectif et ouvre alors son propre studio photo. 

E.L.T Mesens, Max Ernst, Leonora Carrington et Paul Éluard, Lambe Creek, Cornouailles Royaume-Uni, 1937

En Juillet 1937, la Cornouailles avec les surréalistes invités par Roland Penrose. 

Il a rencontré Lee Miller lors d'un bal costumé à Paris, une histoire d'amour est née. Parmis les invités sont présent Man Ray, Nusch Éluard, Eileen Agar et Henry Moore. 




La suite est un tourbillon : New York, des séries de portraits, le Caire, des natures mortes, de l'abstraction, Londres, des clichés de mode.

Lorsque la guerre survient en 1939, Lee Miller publie ses photographies de la capitale britannique après les bombardements dans le Vogue et amorce un nouveau tournant dans sa carrière.

En 1942, elle devient correspondante de guerre et sillonne l’Europe pour immortaliser le conflit. A la fin de la guerre, elle se rend en reportage dans le camp de Dachau et pénètre l’appartement d'Hitler à Munich. Son autoportrait dans la baignoire restera gravé dans les mémoires.







Max Ernest Oak Creek Canyon Arizona 1946

Le photographe David E. Sherman habiller pour la guerre, Londres 1942. Lee Miller le rencontre grâce au magazine Life, il est photographe journaliste en 1941. Ils sont très proche, il va habiter dans la maison qu'elle partage avec Roland Penrose. Sur ce portrait Scherman, méconnaissable sous son masque à gaz et son casque.



Ses amis Surréalistes français : Boris Kochno, Lise Deharma, Elsa Triolet, Christian Bérard, Nusch Éluard, Dora Maar, revu après la guerre à Paris en 1944

Lee Miller avec son appareil lors d'une séance photo Schiaparelli pour Vogue musée d'Art moderne Paris 1945. En janvier 1945, Lee Miller est de retour à Paris, elle immortalise la vie qui reprend son cours dans la capitale française. Elle couvre les défilés de mode pour le magazine Vogue, qui témoignent de la renaissance de la mode parisienne. Sur ce cliché capturé par un photographe inconnu, elle se met en scène sur les marches du musée d'art Moderne. 

Georges LimBour et Jean Dubuffet au             
Royaume- Uni en 1955