Betty et James de Rothschild


Le Portrait de Pierre Assouline
Édition Gallimard

Le Potrait  de la baronne Betty de Rothschild, "Ingre m'a peinte entre 1844 et 1848 ". C'est à dire qu'à travers ce Portrait, Pierre Assouline dresse le portrait d'un siècle de cette dynastie financière d'Europe les plus prestigieuse encore de nos jours en 2007. Ce portrait  traverse le temps et l'Histoire. Chaque maison ( rue Laffitte, rue Saint-Florentin, au château de Ferrières, au château de Neuschwanstein, au Louvre et à l’Hôtel Lambert.) le portrait de Betty de Rothschild  accroché est un chapitre du livre. 


Le portrait  de Betty traverse Histoire, un moment marquant  1848 qui supprime la Monarchie de Juillet et met en place la deuxième République, la venue au pouvoir de Napoléon III, la commune de 1871, l’affaire Dreyfus ... Le portrait  va connaître, la spoliation des biens de la famille Rothschild par les nazis. Famille de collectionneurs, les Rothschild étaient la cible rêvée pour Hitler qui de longue date avait repéré leurs différentes propriétés en France.
Betty évoque la généalogie de cette famille de fondateur, de collectionneurs passionnés. Le fondateur se nomme Mayer Amschel Rothschild au XVIIIe siècle, il était commerçant, il  tenait  une boutique dans le ghetto juif de Francfort.
Son commerce prospère ses fils partent fonder des succursales de la banque familiale dans plusieurs villes d'Europe.

- Nathan se rend à Londres

- Carl Mayer à Nalpes

- Salomon à Vienne

- James à Paris

"Une maison est comme un tableau : elle doit aussi permettre à son acquéreur de s'inscrire dans la lignée de ses précédents propriétaitres. Quand James s'est installé dans le quartier de la chaussé d'Antin, la rue Laffitte s'appelait encore rue d'Artois. C'était déjà l'adresse du banquier Jacques Laffitte et Hortense de Beauharnais. "

Le premier chapitre est la rue Laffite, la maison historique de la branche française des Rothschild, vie brillante sous la Monarchie de Juillet. 

Betty, fille de Salomon Mayer von Rothschild, se marie avec son cousins le baron Jacob Mayer de Rothschild dit James de Rothschild.
Les Rothschild se marie entre eux. Elle parle le yiddish, l’allemand, le français, l’hébreu, l’anglais et a pris des cours de piano, de chant et de peinture ! 
Naîtront de leur union, quatre enfants une fille, Charlotte, puis quatre fils Alphonse, Gustave, Salomon 
(décédé à l'âgé de vingt neuf ans) Edmond.

Tasse de porcelaine de Sèvre portrait de Charlotte, Alphonse et Gustave. Cette tasse à thé dont la forme a été fabriquée à Sèvres, a été décorée à Paris par le peintre Jean-Pierre Feuillet. La soucoupe porte les initiales peintes à l'or CAG des trois enfants. 

Betty est  très pratiquante, la religion juive tient une grande place dans sa vie. " On l'a appelée la plus grande juive des temps 
modernes..."


Rue Laffite mais aussi rue Saint-Florentin de grandes réceptions avaient lieu  sous la Monarchie de Juillet" Quatre dîners par semaine, d'une cinquantaine de couverts chacun , furent vite considérés comme la bonne cadence d'un train de cour. Habit noir, cravate blanche, gilet de piqué blanc pour eux, grand décolleté pour nous."


Une table prodigieuses, raffinée, l'on peut voir sur la photo le service de Sèvre "bleu céleste" de Louis XV . 
« Sa table, sur laquelle règne le célèbre Carême depuis 1832, est toujours l’une des plus réputées de la capitale. On y croise des figures de la vie politique ; on y sert, entre autres, une soupe de tortue apprêtée au madère, un plat que le “Tout Paris” s’empresse de copier ». Après le dîner Rossini se mettait au piano et Betty chantait. 



Flandrin 
Son mari James lui aussi avait droit à un portrait, moins éclatant que celui de son épouse certes, peint par Flandrin.  James Rothschild, banquier,  installe sa banque à Paris rue Laffitte.  Il est un grand collectionneur d'art, passionné de chevaux, de  chasse et de vin. 
Quand, James et Betty habitait rue Laffitte, ils étaient pas loin de l'hôtel  Drouot qui ouvre ses portes en1852. La Famille Rothschild  s'y rend très fréquemment. James n'était pas lecteur de romans. Cela n'empêche pas qu'il 
inspira Balzac pour le baron de Nucingen dans la Comédie humaine . Il inspira aussi Stendhal pour François Leuwen le père du héros dans Lucien Leuwen. Aussi , il inspira Zola pour son roman l'Argent pour le rôle du banquier Gundermann. 
Balzac a dédicacé " L'enfant maudit" à Betty de Rothschild. Ils ont connu Balzac en 1832 chez la duchesse de Castires, où il était en villégiature. Puis ils le rencontre à Paris ensuite, il participe aux dîner des Rothschild. Balzac toujours a court d'argent a demandé à James 30000 franc pour ses dettes. Balzac et Heine possédaient des actions du Chemin de fer du Nord. 

James Rothschild est aussi cofondateur de la Compagnie des chemins de fer du Nord. "(quand notre fils Edmond avait quatre ans, je le surpris un jour avec mon livre de prières, se justifiant par ces mots :"Je prie Notre Seigneur, pour Papa et pour les Cemins de fer du Nord")" 


La reine Marie Amélie avec
son fils le duc de Chartre 

Elle est amie avec Marie Amélie de Bourbon. 
James de Rothschild  gère la fortune personnelle du roi Louis Philippe 

James de Rothschild est décédé le 15 novembre 1868 à 76 ans à Paris. 

Et, Betty de Rothschild est décédée dans son château de Boulogne le1er septembre 1886 à l'âge de 81 ans.  

Antonin Carême à la fin de sa vie passe ses cinq dernières années chez Betty et James de Rothschild. Il est connu pour être le roi de la pâte feuilletée, l'inventeur du vol-au-vent et du millefeuille. 
 C'est chez eux qu'il inventa le saumon à la Rothschild, le filet de boeuf Rothschild servi froid recouvert de foie gras, truffes et gelée, et le soufflé Rothshild crème pâtissière et fruits confits macérés dans de l'eau de Dantzig. 



Sources (le Portrait de Pierre Assouline et Expositions Les Rothschild une 

dynastie de collectionneurs)

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Hippolyte Flandrin est le peintre du portrait de James de Rothschild. 
Il est originaire de Lyon né en 1809 et décédé à Rome en 1864. 
Autoportrait du 29 novembre 1853
Il a été l'élève de Jean Auguste Dominique Ingres. En 1832 il remporte le prix de Rome et devient un des grands rénovateurs de la peinture religieuse. En 1853, Flandrin est élu à l'Académie des beaux arts et il est nommé officier de la Légion d'honneur. (source cartel Visage d'Artiste au Petit Palais)