Ary Scheffer - Le Musée de la Vie Romantique
| Marquis de La Fayette à la fin de sa vie |
| Benjamin Franklin |
| Les 3 filles de Georges Washington Lafayette |
Son atelier devient alors un lieu de rencontre privilégié pour les libéraux qui militent en faveur du duc d’Orléans.
En 1822, il est nommé professeur de dessin des enfants de la famille d’Orléans. Il accompagne notamment la princesse Marie d’Orléans dans ses débuts de sculptrice.
| Jeanne d'Arc |
| Princesse Marie d'Orléans |
Face au pavillon, il fait construire deux ateliers vitrés orientés Nord : l’un sert de lieu de travail, l’autre de salon de réception. Ce cadre devient le centre de son activité artistique, intellectuelle et mondaine pendant près de trente ans.
En 1831, Ary Scheffer fait construire, dans la cour-jardin de sa maison de la rue Chaptal, deux vastes ateliers orientés au nord : l’un consacré à la peinture, l’autre conçu comme un espace de réception. Ce dernier devient rapidement un salon mondain où le portraitiste renommé de la monarchie de Juillet accueille le Tout-Paris artistique et intellectuel :
| Maria Malibran |
| Pauline Viardot |
Ces fameuses rencontres du vendredi soir, bientôt connues sous le nom de « vendredis de la rue Chaptal », rassemblent une élite mêlant
écrivains, musiciens, penseurs et hommes politiques. Grâce à ces réunions, Scheffer s’impose non seulement comme un peintre majeur du romantisme, mais aussi comme une figure centrale de la vie intellectuelle et culturelle parisienne.Artiste reconnu, il reçoit des commandes officielles, notamment pour le musée historique de Versailles, et forme de nombreux élèves, parmi lesquels Auguste Bartholdi, qu’il encourage à se tourner vers la sculpture.
Lors de la révolution de 1848, il aide la famille royale à quitter Paris et abrite rue Chaptal une partie de leurs collections. Après la chute de Louis-Philippe, il perd le soutien officiel dont il bénéficiait mais continue de recevoir des commandes privées et de donner des cours. Il est très ami avec le Rothschild James et Betty, il a réalisé le portrait de leur fille Charlotte.
En 1850, il épouse Sophie Marin, veuve de son ami le général Baudrand, et obtient la nationalité française. En 1856, il perd son épouse et deux ans plus tard, en 1858, il meurt dans sa maison de campagne à Argenteuil.
Son corps est inhumé au cimetière de Montmartre. Sa fille Cornélia, unique héritière, rachète alors la maison de la rue Chaptal, jusque-là louée, et en fait sa résidence définitive, assurant la transmission d’un lieu déjà emblématique de la vie romantique parisienne.
| Pauline Viardot - Cornelia Scheffer |