la Païva de courtisane à comtesse



La marquise de Païva est la plus célèbre courtisane et la plus mystérieuse et théâtrale du Second Empire. Elle s'est inventée une vie romanesque. 

 Née Esther Pauline Blanche  Lachmann, en 1818 dans le ghetto juif de Moscou. Son père est modeste commerçant de tissus. Ses parents sont des juifs polonais.  Pour fuir la pauvreté,  elle s'est mariée très jeune à un tailleur en Russie  dont elle a un fils. Mais très vite, elle abandonne son fils et son époux. À Constantinople elle est prostitué dans un harem. Elle traverse l’Europe en vivant de ses charmes et arrive à Paris vers 1845. Elle change de prénom de Esher, elle se fait appeler Thérèse, elle a une belle chevelure rousse de prostituée elle devient une courtisante (une cocotte) 

Elle y rencontre le pianiste  juif Théodore Herz, qui l’entretient confortablement. Ils se marient à Londres, ils auront une fille décédée en bas âge. Il  l’introduit dans le milieu des artistes et des écrivains parisiens. Pendant que son amant fait une tournée aux Etats Unis, elle s’installe à Londres, où elle séduit de richissimes aristocrates tels lord Stanley. Lorsqu’elle revient  en France à Paris elle s’est considérablement enrichie. En 1850 elle fait la connaissance du faux marquis de Païva, joueur désargenté et l’épouse, conquérant ainsi un précieux titre de noblesse. Elle devient marquise, mais s’en sépare très vite. Il lui offre un hôtel particulier place St Georges.  Elle va être amoureuse d’un jeune comte prussien, Guido Henckel von Donnersmarck, héritier des mines de fer de Silésie et seconde fortune de Prusse.


À l’occasion de l’exposition universelle de Paris en 1855, elle se serait fait présenter l’architecte Pierre Manguin et lui demande de concevoir un somptueux hôtel particulier sur les Champs-Élysées, à proximité de celle de  Napoléon III et de la princesse Eugènie. Il faut montrer à tout le monde la richesse et la puissance. 



Le chantier dure 10 ans, et en 1866 l’hôtel est inauguré, il a suscité de nombreuses jalousies. Elle y reçoit des écrivains célèbres, dont son plus fidèle ami, Théophile Gautier, des musiciens, des artistes. Son hôtel est inspiré de la renaissance italienne. 

Les frères Goncourt disent à propos de cet hôtel "le Louvre du cul" 

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, le couple se retire au château de Pontchartrain que le comte Guido avait offert à la marquise de Païva une dizaine d’années plus tôt. 

Leur mariage a lieu en 1871, alors que le comte fait partie de la délégation prussienne lors des négociations du traité de paix et de surcroit est nommé gouverneur d’Alsace-Lorraine. La marquise est désormais comtesse, mais son titre de marquise lui reste dans tous les écrits contemporains.

Après avoir fait un accident vasculaire cérébral, la marquise de Païva se retire avec le comte Guido au château de Neudeck, construit sur les terres silésiennes des Henckel von Donnermsarck et y meurt en 1884.



célèbre escalier  d’onyx



 L'hôtel de la Païva est un hôtel particulier parisien construit entre 1856 et 1865 au 25, avenue des Champs-Élysées par l’architecte Pierre Manguin. Il a été construit dans un style néo-renaissance grâce à la fortune à la fortune de la princesse.  




Le salon décor grandiose, exemple d'un style ostentatoire longtemps décrié orné du "jour chassant la nuit" plafond du peintre Paul Baudry, lancé par la Païva et embauché ensuite au palais Garnier.










Un escalier en onyx unique à Paris. La salle de bain de style mauresque (baignoire en argent).Elle se pelasses dans des bains de champagne.  La chambre à coucher au curieux plafond à caissons aux clés de voûte pendantes.





Lieu grandiose visité  le  7 mars, j’ai visité ce lieu somptueux l’hôtel de la Païva sur les Champs Elysées.