Nicolas de Staël
" Être artiste, ce n'est pas compter, mais vivre comme l'arbre sans presser sa sève, attendre l'été vient mais il faut avoir de la patience, de la patience (...) . Personne ne doit m'apporter aide, conseil , stimulant. Tout doit se passer en moi. C'est avec le besoin intérieur, intime qu'il faut dessiner et ce n'est que comme cela que je ferai , si je puis, du bon dessin, de la bonne peinture."
Il a eut une enfance brisée. " Souvenirs d'enfance ... Trois monde se superposent. Celui du père, géant inflexible, et majestueux. L' éducation s'y règle martialement. Celui de la mère, chaleureux et aimant. On y apprend le goût de la liberté, du courage, du respect des autres. Celui des nia-nia. Un refuge de jupes amples où l'on peut se consoler en écoutant de vieilles légendes russes." Il a fuit avec sa famille la Russie, à cause de la révolution russe de 1917. Il est originaire d'une famille d'aristocrate. Le père de Nicolas de Staël était vice-gouverneur de la forteresse Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg jusqu'en 1917. La famille est contrainte, en 1919, à l’exil en Pologne après la révolution. Il devient très jeune orphelin recueilli en Belgique à Bruxelles par des parents les Fricero qu'il nomme papa, maman. Il apprend la peinture à l'Académie royale des beaux-arts de la ville de Bruxelles.
En 1932/1933 il a une vingtaine d'année, il décide d'aller au Maroc comme l'on fait tant d'autres peintres avant lui Delacroix, Matisse, pour aller à la recherche de la lumière.
" Trop à voir. Trop à saisir. Au fusain, il croque des silhouettes de gamins, des mules accablées par la charge, toute la vie qui se télescope devant lui.
En 1932/1933 il a une vingtaine d'année, il décide d'aller au Maroc comme l'on fait tant d'autres peintres avant lui Delacroix, Matisse, pour aller à la recherche de la lumière.
| Jeannine Guillou sa première compagne 1941/1942 |
" Trop à voir. Trop à saisir. Au fusain, il croque des silhouettes de gamins, des mules accablées par la charge, toute la vie qui se télescope devant lui.
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Puis en 1937, Nicolas De Staël rencontre Jeannine Guillou, elle a un petit garçon Antek .
Peintre comme lui, elle décide alors de le suivre dans la suite de ce périple qui les ramène en France l'année suivante. Jusqu'à sa mort en 1946, ce compagnonnage conjugal et artistique nourrira leurs oeuvres respectives à un moment où le jeune Nicolas de Staël cherche précisément les voies de son art. En 1939, il s'engage dans la Légion Etrangère et arrive au début des années 1940, à Nice avec sa compagne, Jeanine. ils ont un enfant , une fille Anne. Le couple connaîtra la misère. Il rencontre là Jean Arp, Sonia et Robert Delaunay, Alberto Magnelli, et sous leur influence, peint ses premières toiles abstraites qu'il baptise "Compositions". Il est influencé par la peinture de Magnelli et de Domela.
" Comme Staël, Domela est en contact avec Jeanne Bucher. Depuis plusieurs mois, il envisage d'exposer chez elle avec Kandinsky. Manière de ne pas s'avouer vaincu face à l'occupant, d'effacer l'échec de la dernière exposition de Kandisky, suspendue en juillet 1942 sur l'ordre de la censure allemande." La Galerie Jeanne Bucher accepte en 1944 de l'exposer, en pleine occupation allemande, alors que les nazis qualifient l'abstraction d' "art dégénéré".
" Il faut travailler beaucoup, une tonne de passion et
cent grammes de patience."
Cette biographie est très intéressante riche, elle permet d'avoir une ouverture sur Nicolas de Staël et les peintres de son époque.