Gabriele Mûnter
Gabriele Münter est née à Berlin en 1877 et décédé en 1962. En 1902, elle s'inscrit à l'école de la Palans à Munich, là elle rencontre Kandinsky, dont elle sera la compagne jusqu'en 1916.
Les académies des beaux-arts étant alors fermées aux femmes, elle s’inscrit à l’éphémère école Phalanx, où le Russe Vassily Kandinsky, qui la dirige, encourage ses premiers pas d’artiste peintre. Formant bientôt un couple illégitime, ils voyagent ensemble à Tunis, aux Pays-Bas, en Italie. À Paris aussi, où la jeune artiste prend des cours de peinture à la Grande Chaumière, loue un atelier dans le quartier de Montparnasse et découvre l’impressionnisme et le fauvisme.
Après la mort de sa mère, d’origine américaine, l’année de ses 20 ans, elle passe deux ans à sillonner les États-Unis, où elle exerce son regard par la pratique de la photographie, avant de rentrer en Allemagne et de s’installer, en 1900, à Munich.
Elle commencera par faire des photos de ses voyages aux États Unis en 1898-1900 et en Tunisie en 1905. En suite elle découvre la gravure lors de son premier séjour parisien en 1906, 1907. Elle a été marqué par le fauvisme, l'expressionnisme allemand 1908-1914. Elle fait partie du de la Nouvelle Association des artistes de Munich et du Cavalier Bleu.
Elle acheta en 1909 une maison à Murnau, en Bavière, se réunit autour d’elle et de Kandinsky, l'été un groupe d’artistes d’avant-garde Marc et Macke y était régulièrement invités, tout comme Werefkin et Jawlensky. le Cavalier bleu. La Première Guerre mondiale fera éclater leur cénacle cosmopolite avant que, deux décennies plus tard, les nazis ne mettent au ban leurs œuvres considérées comme "dégénérées".
| Intérieur à Murneau vers 1910 |
Gabrielle Münter s'intéresse à l'âge de 37 ans aux dessins d'enfants. Maison 1914 d'après un dessin d'enfant nommé Robert qu'elle a recopié. Le tableau s'intitule La maison et le paysage. Elle souhaite s'approprier le langage pictural des enfants "à la recherche des racines de la créativité"
| La maison et le paysage |
Cette peinture s'inspire d'une peinture populaire russe dont la reproduction figurait dans l'Almanach du Cavalier bleu représentant le le combat de St Georges à cheval contre le dragon sous la forme d'un hydre (monstre à plusieurs têtes) Gabriele Münter transpose cette lutte légendaire contre le bien et le mal en la vision d'une scène sanglante. Elle illustre ainsi symboliquement la lutte des artistes du Cavalier bleu pour la défense de l'art novateur dans l'environnement hostile et incompréhensif de l'époque.
