Autobiographie Sarah Bernhardt
Sarah Bernhardt est un des personnages les plus fascinants de son époque.
Henriette-Marie-Sarah Bernardt dite Sarah Bernhardt (Paris, 22 octobre 1844 - Paris, 26 mars 1923)
mère Judith-Julie Bernardt était une courtisane parisienne juive hollandaise. Elle a délaissée sa fille qui à sept ans ne savait ni lire, ni compter. Avec ses cheveux roux elle était un véritable petit canard. Le duc de Morny, l'inscrit dans une institution à Versailles. Elle y devient mystique catholique Elle y joue son premier rôle, un ange dans un spectacle religieux. Sa mère veut que sa fille soit une cocotte ou bien quelle fasse un riche mariage. Vers l'âge de quatorze ans, elle passe le concours du Conservatoire où elle est reçue.
Elle entre en 1859 au Conservatoire d'Art dramatique de Paris sur la recommandation du duc de Morny. Sortie en 1862 avec un second prix de comédie, elle entre à la Comédie-Française mais en est renvoyée en 1866 pour avoir giflé une sociétaire, Mlle Nathalie.
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| Nadar |
Elle signe un contrat avec l'Odéon. Elle y est révélée en jouant Le Passant de François Coppée en 1869. En 1870, pendant le siège de Paris, elle transforme le théâtre en hôpital militaire et y soigne le futur maréchal Foch qu'elle retrouvera quarante-cinq ans plus tard sur le front de la Meuse, pendant la Première Guerre mondiale. Elle triomphe dans le rôle de la Reine de Ruy Blas en 1872, ce qui la fait surnommer la « Voix d'or » par l'auteur de la pièce, Victor Hugo, à l'occasion d'un banquet organisé pour la centième représentation. Elle devient très proche de Victor Hugo.
Ce succès lui vaut d'être rappelée par la Comédie-Française où elle joue dans Phèdre en 1874 et dans Hernani en 1877.
Vers 1874, alors qu'elle est une comédienne au talent reconnu, mais manquant d'emplois qui l'intéressent, Sarah Bernhardt apprend le modelage, puis la peinture. Elle fréquente l'académie Julian et présente au Salon de 1880 . Elle réalise également quelques bronzes, dont un buste d'Émile de Girardin et un de Louise Abbéma exposés aujourd'hui au musée d'Orsay. Rodin est jaloux des talents des sculptrice de Sarah Bernhardt.Avec le succès, les surnoms élogieux se multiplieront : « la Divine »
Buste de Georges Clairin par Sarah Bernhardt vers 1875, elle réalise ce buste de son ami le peintre Georges Clairin.
En 1880, elle démissionne avec éclat la Comédie Française. Elle crée sa propre compagnie avec laquelle elle part jouer et faire fortune à l'étranger jusqu'en 1917. Première « star » internationale, elle est la première comédienne à avoir fait des tournées triomphales sur les cinq continents.
Elle interprète à plusieurs reprises des rôles d'homme (Hamlet, Pelléas), inspirant à Edmond Rostand sa pièce L'Aiglon en 1900. Elle se produit à Londres, à Copenhague, aux États-Unis (1880-1881). Durant sa tournée aux Etats Unis, elle est acclamée comme une star. Elle rencontre Thomas Edison à New York et y enregistre sur cylindre une lecture de Phèdre.
En Russie, notamment au théâtre Michel de Saint-Pétersbourg (en 1881, 1892 et 1908). Son lyrisme et sa diction emphatique enthousiasment tous les publics.
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| Sarah Bernhardt et son fils Maurice |
À l'âge de vingt ans, elle donne naissance à son seul enfant qui deviendra écrivain, Maurice Bernhardt, fruit d'une liaison avec un prince belge, Henri de Ligne. C'est le véritable fils à sa maman, enfant très gâté. Elle a par la suite plusieurs amants, dont Charles Haas, mondain très populaire à qui elle vouait une véritable passion alors qu'il la traitait en femme légère et la trompait sans états d'âme. Après leur rupture, ils demeurèrent cependant amis jusqu'à la mort de Haas. On compte également des artistes tels que Gustave Doré et « Docteur Dieu » Samuel Pozzi. On parle également la peintre Louise Abbéma qui fit d'elle plusieurs portraits.
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| Giovanni Boldini |
En 1882, elle se marie à Londres avec un acteur d'origine grecque, Aristides Damala , mais celui-ci est dépendant de la morphine et leur relation ne dure guère. Elle restera cependant son épouse légitime jusqu'à la mort de l'acteur, en 1889 à l'âge de 34 ans.
toutes les autres têtes; ses yeux étaient lumineux; ses cheveux, longs; il avait l’air d’un étudiant allemand. C’était cependant un poète anglais, un des plus grands de ce siècle; poète plein de génie, mais hélas! tourmenté depuis et vaincu par la folie c’était Oscar Wilde. »
Oscar Wilde écrira une pièce en français, Salomé, que Sarah Bernhardt commença à répéter à Londres au Palace Theatre. La censure anglaise l’obligea à interrompre les répétitions et la pièce fut créée à Paris au Théâtre de l’Oeuvre en 1896."
À partir de 1893, elle prend la direction du théâtre de la Renaissance où elle remonte quelques-uns de ses plus grands succès (Phèdre, La Dame aux camélias) mais crée aussi de nombreuses pièces comme La Princesse lointaine d'Edmond Rostand, Lorenzaccio d'Alfred de Musset, puis, en 1899, du théâtre des Nations qu'elle rebaptise « théâtre Sarah-Bernhardt » et où elle crée entre autres L'Aiglon de Rostand et reprend La Tosca de Sardou.
Elle apporte son soutien à Émile Zola au moment de l’affaire Dreyfus, elle soutient Louise Michel et prend position contre la peine de mort.
Ayant compris l'importance de la réclame, elle met en scène chaque minute de sa vie et n'hésite pas à associer son nom à la promotion des produits de consommation. Son style et sa silhouette inspirent la mode, les arts décoratifs mais aussi l’esthétique de l’Art nouveau. Elle fait elle-même appel au peintre Alfons Mucha pour dessiner ses affiches à partir de décembre 1894. Ces six années de collaboration donnent un second souffle à sa carrière. Tuberculeuse comme sa sœur Régina qui en meurt en 1874, elle développe une certaine morbidité en se reposant régulièrement dans un cercueil capitonné qui trône chez elle. Devant le scandale suscité, elle s'y fait photographier par un opérateur du studio Melandri pour en vendre des photos et cartes postales
Après avoir joué dans plus de 120 spectacles, Sarah Bernhardt devient actrice de cinéma en 1900. En 1914, le ministre René Viviani lui remet la croix de chevalier de la Légion d'honneur, pour avoir, en tant que comédienne, « répandu la langue française dans le monde entier » et pour ses services d'infirmière pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871.
Sarah Bernhardt est amputée de la jambe droite en 1915, à l'âge de 70 ans, en raison d'une tuberculose osseuse du genou.
L'actrice est amputée au-dessus du genou le 22 février 1915 à la clinique Saint-Augustin de Bordeauxf. Sarah revient en convalescence à Andernos en mars 1915.
Cela ne l'empêche pas de continuer à jouer assise (elle refuse de porter une jambe en bois ou une prothèse en celluloïd), ni de rendre visite aux poilus au front en chaise à porteurs, lui valant le surnom de « Mère La Chaise ».
Alors qu'elle est en train de tourner un film pour Sacha Guitry, La Voyante, elle meurt « d'une insuffisance rénale aiguë » le 26 mars 1923 au 56 boulevard Pereire (17e arr.), en présence de son fils. Le gouvernement lui organise des obsèques nationales, faisant d'elle la première femme à recevoir un tel honneur en France. Elle est enterrée à Paris au cimetière du Père-Lachaise.
Ayant compris l'importance de la réclame, elle met en scène chaque minute de sa vie et n'hésite pas à associer son nom à la promotion des produits de consommation. Son style et sa silhouette inspirent la mode, les arts décoratifs mais aussi l’esthétique de l’Art nouveau. Elle fait elle-même appel au peintre Alfons Mucha pour dessiner ses affiches à partir de décembre 1894. Ces six années de collaboration donnent un second souffle à sa carrière. Tuberculeuse comme sa sœur Régina qui en meurt en 1874, elle développe une certaine morbidité en se reposant régulièrement dans un cercueil capitonné qui trône chez elle. Devant le scandale suscité, elle s'y fait photographier par un opérateur du studio Melandri pour en vendre des photos et cartes postalesAprès avoir joué dans plus de 120 spectacles, Sarah Bernhardt devient actrice de cinéma en 1900. En 1914, le ministre René Viviani lui remet la croix de chevalier de la Légion d'honneur, pour avoir, en tant que comédienne, « répandu la langue française dans le monde entier » et pour ses services d'infirmière pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871.
Sarah Bernhardt est amputée de la jambe droite en 1915, à l'âge de 70 ans, en raison d'une tuberculose osseuse du genou.
L'actrice est amputée au-dessus du genou le 22 février 1915 à la clinique Saint-Augustin de Bordeauxf. Sarah revient en convalescence à Andernos en mars 1915.
Cela ne l'empêche pas de continuer à jouer assise (elle refuse de porter une jambe en bois ou une prothèse en celluloïd), ni de rendre visite aux poilus au front en chaise à porteurs, lui valant le surnom de « Mère La Chaise ».
Alors qu'elle est en train de tourner un film pour Sacha Guitry, La Voyante, elle meurt « d'une insuffisance rénale aiguë » le 26 mars 1923 au 56 boulevard Pereire (17e arr.), en présence de son fils. Le gouvernement lui organise des obsèques nationales, faisant d'elle la première femme à recevoir un tel honneur en France. Elle est enterrée à Paris au cimetière du Père-Lachaise.




