Flora Tristan et Paul Gauguin
Traduit par Albert Bensoussan
avec la collaboration d'Anne Marie Casès
"Tandis qu'elle regagnait son auberge par les tortueuses ruelles pavées du vieil Auxerre, elle vit, sur une placette avec quatre peupliers aux toutes jeunes feuilles très blanches, un groupe de fillettes qui jouaient en composant des figures que leur course faisait et défaisait. Elle s'arrêta pour les observer. Elles jouaient au Paradis, ce jeu auquel, selon ta mère, tu avais joué dans les jardins de Vaugirard avec tes petites camarades du quartier, sous le regard amusé de don Mariano."
Le Paradis - Un peu plus loin est les destins entrecroisés de Flora Tristan et de Paul Gauguin . Flora Tristan est une féministe , une passionaria qui va de ville en ville prêcher la Révolution aux ouvriers. Flora Tristan est née à Paris en 1803. Son père, un officier péruvien au service du Roi d'Espagne est mort quand elle avait quatre ans et demi, le 4 juin 1807 et sa mère une bourgeoise parisienne. Flora Tristan se marie à l'âge de seize avec un graveur lithographe André Chazal le 3 février 1821. " André Chazal ! Quel pauvre diable t'avait réservé le hasard, ou peut-être Dieu, pour lui faire don de ta virginité Florita !"Un homme grand, un peu voûté, au cheveux jaune paille, front très large, regard canaille et nez proéminent en permanente auscultation des odeurs alentour." Il était plus âgé qu'elle. Il était un homme violent. Il est le père de ses enfants Ernest et Aline. Elle fait tout pour le quitté elle prend la fuite au risque et péril de sa vie. Elle va devoir se battre et c'est pas simple en ce début du XIXième siècle. " - Une femme qui abandonne son foyer tombe plus bas qu'une prostituée, l'avait récriminée sa mère, épouvantée. C'est un délit, condamné par la loi. Si André te dénonce, la police te recherchera tu ira en prison comme une criminelle. Tu ne peux faire une folie pareille." Militante féministe, pré-syndicaliste et femme de lettre dont l'idéal est l'union internationale de tous les opprimés (chômeurs, ouvriers, femmes) en vue d'infléchir les bourgeois et de leur offrir des conditions de vie meilleures. Elle va de ville en ville prêcher la Révolution aux ouvriers.
Paul Gauguin né à Paris comme sa grand -mère Flora Tristan en 1848. En 1892, il est surnommé Koké le maori, il vit avec Teha'amana à Tahiti. Son épouse légitime se nomme Mette, elle est danoise ils se sont mariés en novembre 1873. Il nomme sa femme La Viking, c'est une femme frigide typiquement nordique. Il eut avec elle cinq enfants.
"Le second Jour, il avait appelé Teha'amana, l'avait déshabillée et fait étendre sur le matelas, dans la position où il l'avait découverte quand elle l'avait pris pour un tupapau.""Son corps ne reproduisait pas non plus cette tension, cet arc tendu du dos qui faisait saillir ses fesses avec une luxure telle que Koké n'en avait jamais vu."
" C'est ainsi qu'il l'appellerait. Il se mit à le peindre dès le lendemain, très tôt, après avoir bu son habituelle tasse de thè."
" Tu était sûr que ton Portrait d'Aline Gaugin montrait tout cela et faisait affleurer à la surface la tragédie prolongée que fut la vie de ta mère. " Un soir à Tahiti il voit un corbeau, oiseau de mauvaise augure. Il va annoncer la mort de sa petite fille qui vient pratiquement tout juste de naître.
"Tu pensais à la petite fille morte au sinistre volatile- c'était un corbeau tu en était sûr, en dépit des indigènes et des colons affirmant qu'il n'y avait pas de corbeaux à Tahiti."
Il découvre le poème d'Edgar Alla Poe " Le corbeau" traduit par son ami Stéphane Mallarmé. " Et l'impression de cette lecture t'avait incité à faire un portrait de Mallarmé, en hommage à celui qui avait été capable de rendre si habilement, en français, ce chef-d'œuvre."
Pour ce tableau intitulé Nevermore il peint Pau'ura la femme de son enfant mort. Ce tableaux fait écho avec celui que l'on peut voir plus haut Manao Tupapau. Avec Pau'ura il aura a nouveau un enfant nommé Emile.
Cet immense tableau Paul Gaugin la peint à un moment de sa vie où il était en plein questionnement. "Était-ce cela le Paradis, réinventé par un peintre sauvage installé dans l'île de Tahiti ? Telle avait été ta vague intention initiale."Un tableaux immense très étrange.
Avec Paul Gaugin l'on remonte dans le temps pour le plus grand bonheur du lecteur. L'on apprend qu'avant de devenir peintre il fut un employé à la Bourse, marin , aventurier et enfin peintre à la recherche de l'inspiration et dans une sorte de quête éperdue du bon sauvage qui le mènera à Tahiti puis aux Marquises .
Un roman passionnant concernant l'histoire de ces deux vies celles de Flora Tristan et de Paul Gaugin deux êtres qui rêvent d'utopies, d'un monde meilleur. Mais j'a trouvé un peu décevant concernant l'écriture lourde, le style pas convaincant aussi, répétitif.
Les chapitres concernant Flora Tristan mon ennuyé, le côté misérabilisme triste et sans vie beaucoup de noirceur. Alors qu'à l'inverse les chapitres concernant Paul Gaugin sont plus colorés, plus intéressant et plein de vie et de souffle de liberté, coloré. C'est aussi un livre d'une grande richesse concernant le destin de deux personnalités riches de vie, les grandes utopies politiques et artistique d'une époque tournée vers la modernité. Une lecture ne suffit pas pour tout saisir la vie de Flora Tristan et Paul Gaugin. Il y a de forte chance pour que je sois passée à côté de certains faits. Malgré tout c'est un livre a découvrir et l'auteur Mario Vargas Llosa est tout de même un prix Nobel !
" Tu était sûr que ton Portrait d'Aline Gaugin montrait tout cela et faisait affleurer à la surface la tragédie prolongée que fut la vie de ta mère. " Un soir à Tahiti il voit un corbeau, oiseau de mauvaise augure. Il va annoncer la mort de sa petite fille qui vient pratiquement tout juste de naître.
"Tu pensais à la petite fille morte au sinistre volatile- c'était un corbeau tu en était sûr, en dépit des indigènes et des colons affirmant qu'il n'y avait pas de corbeaux à Tahiti."
![]() |
| ©Stéphane Mallarmé et le corbeau |
Pour ce tableau intitulé Nevermore il peint Pau'ura la femme de son enfant mort. Ce tableaux fait écho avec celui que l'on peut voir plus haut Manao Tupapau. Avec Pau'ura il aura a nouveau un enfant nommé Emile.
Cet immense tableau Paul Gaugin la peint à un moment de sa vie où il était en plein questionnement. "Était-ce cela le Paradis, réinventé par un peintre sauvage installé dans l'île de Tahiti ? Telle avait été ta vague intention initiale."Un tableaux immense très étrange.
Avec Paul Gaugin l'on remonte dans le temps pour le plus grand bonheur du lecteur. L'on apprend qu'avant de devenir peintre il fut un employé à la Bourse, marin , aventurier et enfin peintre à la recherche de l'inspiration et dans une sorte de quête éperdue du bon sauvage qui le mènera à Tahiti puis aux Marquises .
Un roman passionnant concernant l'histoire de ces deux vies celles de Flora Tristan et de Paul Gaugin deux êtres qui rêvent d'utopies, d'un monde meilleur. Mais j'a trouvé un peu décevant concernant l'écriture lourde, le style pas convaincant aussi, répétitif.
Les chapitres concernant Flora Tristan mon ennuyé, le côté misérabilisme triste et sans vie beaucoup de noirceur. Alors qu'à l'inverse les chapitres concernant Paul Gaugin sont plus colorés, plus intéressant et plein de vie et de souffle de liberté, coloré. C'est aussi un livre d'une grande richesse concernant le destin de deux personnalités riches de vie, les grandes utopies politiques et artistique d'une époque tournée vers la modernité. Une lecture ne suffit pas pour tout saisir la vie de Flora Tristan et Paul Gaugin. Il y a de forte chance pour que je sois passée à côté de certains faits. Malgré tout c'est un livre a découvrir et l'auteur Mario Vargas Llosa est tout de même un prix Nobel !
Les Singuliers d'Anne Percin
Un roman épistolaire où s'entrecroisent la correspondance de trois personnages fictifs de la fin du XIX° siècle entre Paris et Bruxelles, en passant par Pont- Avent. La plume d'Anne Percin permet de découvrir la vie artistique des années 1888-1890.
Dans les années 1888-90, un jeune peintre belge, Hugo Boch, fils d'un riche industriel de Louvière en Belgique (Villeroy et Boch), élève aux beaux- arts de Paris, lassé par la peinture académique Il se rend, en 1888, à Pont-Aven, un petit bourg breton où se retrouvent à l'époque de nombreux artistes à la recherche de nouvelles esthétiques figuratives.
Il correspond avec sa cousine Hazel qui suit elle-même des cours de peinture à l'académie Julian à Paris, car, à l'époque, l'école des beaux - arts était interdite aux femmes. Hugo correspond aussi avec son ami Tobias, jeune peintre , vivant à Bruxelles. Hugo est très marqué par la personnalité de Paul Gauguin aux idées plutôt radicales et novatrices.
Il correspond avec sa cousine Hazel qui suit elle-même des cours de peinture à l'académie Julian à Paris, car, à l'époque, l'école des beaux - arts était interdite aux femmes. Hugo correspond aussi avec son ami Tobias, jeune peintre , vivant à Bruxelles. Hugo est très marqué par la personnalité de Paul Gauguin aux idées plutôt radicales et novatrices.
Les difficultés matérielles des peintres, les salons parisiens, l'exposition universelle, la construction de la Tour Eiffel, la naissance de la photographie sont amenés de façon naturelle au fil des lettres échangées.
Par ailleurs, le roman présente le foisonnement des écoles de peinture, naturalistes, pointillistes, impressionnistes et nabis, qui marquent à la fois l'apogée de l'art figuratif et son déclin avec la naissance de la photographie ......... Nous croisons les peintres suivant : Emile Bernard, Sérusier,Van Gogh, Toulouse-Lautrec, James Ensor.
Le 15 octobre 1889, elle sert d'interprète entre John Arbuckle, un ami de Buffalo Bill, et Rosa Bonheur, la célèbre artiste peintre animalière de l'époque dont la renommée est alors immense aux États-Unis.
Voilà ce que dit Hazel à propos de cet événement parisien et sur Miss Klumpke : "Que veux tu, c'était drôle tout de même de la voir tourner autour de cette bande de sauvages, avec leurs coiffes à plumes et leurs vestes à franges !""Le cirque Buffalo ayant fait connaître par voie de presse son désir d'offrir un bison vivant à Rosa Bonheur, celle-ci doit venir à Paris pour recevoir la bête et Miss veut être là pour servir de traductrice !"
