Les Ballets Russes de Serge Diaghilev
Il est né en Russie en 1882. Serge Diaghilev organise à Paris des ballets venus de Russie. L'oiseau de feu est un ballet populaire. C'est Tamara Karsavina qui incarne L'Oiseau de feu avec Vaslav Nijinski . Ce ballet "l'oiseau de feu" est un triomphe
La comtesse Greffulhe va rencontrer Serge Diaghilev et elle va les lancer au début du XXième siècle à Paris.
Il a lancer les Saisons russes qui chaque année jusqu'à la guerre de 14, vont enchanter et bouleverser Paris.
Maurice de Brunhoff lance une revue nommée Comœdia , l'on croise les noms des vedettes de la compagnie des Ballets russes, Anna Pavlova et Nijinski, ainsi que les noms du chorégraphe Michel Fokine, des musiciens Modeste Moussorgski, Alexandre Borodine et Igor Stravinski. Pour rélalisé le numéro 10 de la revue daté du 15 mai 1909, Maurice de Brunhoff a eu accès aux répétitions, avant même l'ouverture, le 18 mai de la première saison des Ballets russes, sous le haut patronage de la comtesse Greffulhe, la femme la plus admirée du Tout- Paris.
Chaque année à cette période, la compagnie revient à Paris, d'abord au Châtelet, puis dans d'autres théâtres.Diaghilev est devenu un personnage important du Tout-Paris, mondain avec les mondains, artiste avec les artistes. En ces années d’avant la première guerre mondiale, vie artistique et vie mondaine sont en effet très liées. Diaghilev fréquente les salons de la princesse de Polignac, de la Baronne Edouard de Rothschild, et ceux de Misia Sert, mélomane avisée et hôtesse de tout le gratin culturel et artistique de Paris. Diaghilev apprécie tout particulièrement l’esprit critique et l’oreille avertie de Misia et lui demande souvent conseil. Dans son salon il rencontre des artistes comme Cocteau, d’Annunzio, Anna de Noailles, Proust, Rodin…
En 1909, la troupe des Ballets Russes débarque en France avec de nouvelles créations : Cléopâtre, Le Festin nu et Le Pavillon d’Armide. « Ils ont tout à coup enchanté Paris comme un feu d’artifice », racontera Jean Cocteau. Sous l’égide de leur redoutable et génial mentor Serge de Diaghilev, les danseurs offrent sur la scène du Châtelet une féerie, une originalité qui enthousiasment les spectateurs. Les journaux crient au miracle. Éclaboussé par les couleurs incandescentes d’un Orient revisité, Cocteau loue les décors de Benois et Bakst, les chorégraphies de Fokine, la virtuosité des ballerines Ida Rubinstein et Tamara Karsavina. En 1910, Schéhérazade sur la musique de Rimski-Korsakov enfièvre un peu plus le public. La présence de Nijinski dont les femmes auraient voulu faire leur esclave d’amour retient Cocteau dans les coulisses. Comprenant qu’il doit travailler avec les ensorceleurs, Cocteau tente de s’attirer les grâces de Diaghilev qui lui ordonne de l’étonner… « Dès cette minute, je décidai de mourir et de revivre » avouera le poète ! Concernant de Diaghilev, Jean Cocteau dit ceci : "Sa figure était d'un dogue, son sourire d'un très jeune crocodile, une dent mise au bord. Mâcher cette denture était chez lui signe du plaisir, de la crainte, de la colère. Il mâchait sa bouche surmontée d'une petite moustache, dans le fond des loges où il surveillait ses artistes auxquels il ne passait rien. Et son œil humide incliné vers le bas avait la courbe de l'huître portugaise. Cet homme promenait à travers le monde une troupe de danse, aussi confuse, aussi bariolée que la foire Nijni-Novgorod. Son seul luxe était de découvrir une étoile."
NIJINSKY
(Jean Cocteau dans la Difficulté d'être)