Julia Margaret Cameron

Exposition au Jeu de Paume 

Dans l'Angleterre de la seconde moitié du XIXe siècle (1848/1875), en pleine époque victorienne (1815-1879). Julia Margaret Cameron est une fille d'un haut fonctionnaire de la Compagnie des Indes orientales et d'une aristocrate française qui a fui la révolution. Elle grandit à Calcultta. Elle épouse en 1838 un avocat de l'administration coloniale de vingt ans son aîné, Charles Hay Cameron, rencontré en Afrique du Sud. Elle a habité à Freshwater (c'est aussi le titre d'une pièce de théâtre écrite par sa petite nièce la romancière Virginia Woolf) dans l'île de Whight. . Elle avait pour voisin le grand poète Alfred Tennyson . Elle a illustré les poèmes de son célèbre voisin. 

Elle a commencé la photographie sur le tard vers cinquante ans. Elle fait parti des pionniers. Ces photos n'étaient pas toujours parfaites, flou, des défauts de mise au point et d'autres défauts. "Colin Ford (commissaire de l'exposition) disait ceci : Elle domine parfaitement son art, sait ce qu'elle veut et réalise autant de clichés qu'il est nécessaire pour parvenir à son but. Ses mise au point approximatives, loin d'être accidentelles, constituent une marque de fabrique." ( note tiré d'un article du journal Libération du 23 février 2003 à propos d'une exposition Julia Margaret Cameron, the first great woman photographer à la National Portrait Gallery") Elle fréquente les peintes préraphaélite et le plus célèbre d'entre eux le dénommé Dante Rossetti. Elle était très douée pour le portrait, et savait saisir l'âme de ses modèles. Il y a un côté mystique dans ses photos." C'est à partir de 1866, elle crée des éclairages qui visent à conter des histoires, à traduire des émotions et des états d'âme : contrastés pour les portraits masculins, ils établissent une confrontation avec le spectateur; plus doux pour les autres, ils associent un idéal féminin à la sensualité et à la vulnérabilité. "
Le regard est fixe et pénétrant. Les hommes qu'elle photographie sont célèbres et les femmes sont belles et lascives. 

Elle a de nombreuse fois photographier Alice Liddell.

Sa nièce Julia Jackson, mère de l'écrivain Virginia Woolf (photographie jointe)